Sylvie Testud grew up in La Croix-Rousse in Lyon. Fascinated by cinema from an early age, she identifies with the complicated character of Charlotte Gainsbourg in L’effrontée (The Hussy). Studying in Paris, she soon joins the free class at the Cours Florent where she has Jacques Lassalle and Catherine Heigel as teachers. She makes her first appearance in Couples et Amants in 1994.

The same year, she participates in a Franco-German coproduction, Maries Leid. She will be awarded the prize of German Rising Star. For the needs of Jenseits der Stille, she learns the language of Goethe, clarinet, and sign language. A performance that will award her the equivalent of the German Oscar for Best Actress. In 1999, the French audience discovers the mischievous smile of Sylvie Testud in Karnaval by Thomas Vincent. Chosen by Ackerman to take the lead role in La Captive (The Captive) (2000), an adaptation of La Prisonnière by Marcel Proust, she also makes an appearance with Jacquot and Oliveira.

The same year, the cheerful and frail actress reveals an unexpected violence when she plays the role of Christine Papin in Les Blessures Assassines (Murderous Maids) directed by Jean-Pierre Denis, a performance that will be rewarded with the Cesar of Best Rising Star. Very fond of off-the-wall roles – serial killer in Dédales, thief in Filles Uniques (Only Girls), Sylvie Testud receives the Cesar for Best Actress in 2004 for her role in Stupeur et Tremblements (Fear and Trembling) directed by Corneau and inspired by Amelie Nothomd’s bestseller. She continues along the same lines with Cause Toujours! (Mice and Mite) by Jeanne Labrune, Demain on déménage (Tomorrow we move) by her friend Ackerman but her second collaboration with Alain Corneau (2005) is a melodrama, Les Mots Bleus.

In 2007, she participates in the two-time Academy Award Winning Movie, La Môme (La Vie en Rose), playing the role of Mômone, Edith Piaf’s childhood friend. Sylvie Testud plays with Pierre Palmade, Sagan, directed by Diane Kurys, an eponymous movie on the talk-about life of the famous writer. Between 2008 and 2011, Sylvie plays the role of a miraculous paraplegic in Lourdes, Daria Alexeievna in L’Idiot (an adaptation of Dostoieveski), a famous anarchist activist in Louise Michel La Rebelle (The Rebel) Louise Michel, or Chantal Legorius in L’Ordre et la Morale (Rebellion) directed by Mathieu Kassovitz.

She meets up again with Kassovitz in 2011 in La Vie d’une Autre (Another Woman’s Life). This time, the roles are reversed: she directs and he plays one of the leading roles in the story of this woman who wakes up one morning and does not remember the last 15 years of her life. She then has a very short time to re-seduce the man of her life. This is Sylvie’s second experience as a director after her short film Je veux descendre in 1998.

Sylvie Testud grandit dans le quartier populaire de la Croix-Rousse à Lyon. Très tôt fascinée par le cinéma, la jeune fille s’identifie notamment au personnage d’ado complexée incarné par Charlotte Gainsbourg dans L’ Effrontée. Montée à Paris pour suivre des études d’histoire, elle se lance bientôt dans la comédie en intégrant la classe libre du Cours Florent puis le Conservatoire, où elle a pour professeurs Jacques Lassalle et Catherine Hiegel. Elle fait sa première apparition à l’écran en 1994 dans Couples et amants.

La même année, Sylvie Testud est engagée pour une coproduction franco-allemande, Maries Lied. L’actrice est promue, lors de la sortie de ce film remarqué, jeune espoir du cinéma d’outre-Rhin. Pour les besoins de Jenseits der Stille, elle apprend la langue de Goethe, mais aussi la clarinette et le langage des signes, une performance qui lui vaut l’équivalent allemand du César de la Meilleure actrice. C’est en 1999 que les Français découvrent le sourire malicieux de Sylvie Testud dans Karnaval, la chronique dunkerquoise de Thomas Vincent. Choisie par Akerman pour être l’héroïne de La Captive (2000), adaptation de La Prisonnière de Marcel Proust, elle apparaît ensuite chez Jacquot et Oliveira.

En 2000, l’actrice frêle et rieuse révèle une violence insoupçonnée en incarnant Christine Papin dans Les Blessures assassines de Jean-Pierre Denis, une prestation récompensée par un César du Meilleur espoir. Affectionnant les personnages troubles et décalés – serial killer dans Dédales, voleuse dans Filles uniques -, Sylvie Testud obtient en 2004 le César de la Meilleure actrice pour Stupeur et tremblements de Corneau, d’après le best seller d’Amélie Nothomb. Devenue une actrice de premier plan, elle poursuit dans cette veine burlesque avec Cause toujours ! de Jeanne Labrune et Demain on déménage, de sa complice Akerman, mais c’est sur le terrain du mélodrame que l’emmène sa seconde collaboration avec Alain Corneau (Les Mots bleus, 2005).

Après avoir incarné une jeune femme prête à tout pour rejoindre l’homme de sa vie sur le front en 1917 dans La France, elle recherche le mystère Watteau aux côtés de Jean-Pierre Marielle dans Ce que mes yeux ont vu. Puis, elle participe en 2007 à la réussite internationale de La Môme en interprétant Mômone, l’amie d’enfance d’Edith Piaf. Sylvie Testud enchaîne les biopics en passant devant la caméra de Diane Kurys avec Pierre Palmade pour les besoins de Sagan, film éponyme sur l’écrivain célèbre à la vie tapageuse.

Entre 2008 et 2011, Sylvie Testud interprète notamment le rôle d’une paraplégique miraculée dans Lourdes, Daria Alexeïevna dans L’Idiot (adaptation du classique de Dostoievski), la célèbre militante anarchiste dans Louise Michel la rebelle, ou encore Chantal Legorjus dans L’Ordre et la morale, dirigé par Mathieu Kassovitz.

Sylvie Testud retrouve Kassovitz en 2011 pour La Vie d’une autre. Cette fois-ci, les rôles s’inversent : elle prend en charge la réalisation et il interprète un des rôles principaux dans cette histoire d’une femme se réveillant un matin en ayant oublié 15 années de sa vie, et qui ne possède que très peu de temps pour reconquérir l’homme qu’elle aime. Il s’agit de la deuxième expérience de Testud en tant que réalisatrice, après le court métrage Je veux descendre en 1998.

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